Le Private Equity, aussi appelé « Capital-Risque », représente un soutien fondamental et indispensable tout au long du cycle de vie d’une entreprise. Il permet de financer soit la création et le lancement d’une société, soit son développement ou son redressement financier.
Loin des marchés publics, le capital-investissement est une forme alternative de financement privé, devenir actionnaire d’une entreprise locale, d’une start-up, aider un ami en investissant au capital de sa société, sont autant de formes de Private Equity.
Le Private Equity concerne l’investissement dans des entreprises dites « non cotées », ce type d’investissement est moins liquide que les placements boursiers, dans la plupart des cas des périodes de détention longues sont souvent nécessaires et implique une immobilisation des capitaux sur 8 ans environ.
Les différentes activités du Private Equity :
Le Private Equity se compose de 4 compartiments d’investissement qui suivent le cycle de vie d’une entreprise.
- Le Capital Innovation
- Le Capital Développement
- Le Capital Retournement
- Le Capital Transmission
1 – Le Capital Innovation (Venture Capital) :
Aussi appelé capital-risque, il finance le lancement de l’activité de jeunes entreprises (Start-up) en phase de création ou de démarrage. L’objectif d’accroître les fonds propres de l’entreprise dans les premières années de sa création. Il s’agit souvent d’entreprises innovantes à fort potentiel de croissance mais comportant un risque très élevé.
L’espérance de gain peut être extrêmement élevée, les performances délivrées sont souvent très nettement supérieures aux performances des classes d’actifs plus traditionnelles.
2 – Le Capital Développement (Growth Capital) :
A pour objectif d’entrer au capital d’entreprises matures et rentables, en quête de capitaux pour financer leur développement. Les fonds collectés vont servir à faire de la croissance interne et externe, augmenter les capacités et/ou développer de nouveaux produits et services, financer des acquisitions et/ou à accroître les fonds de roulement.
Le risque est davantage mesuré et maitrisé, l’entreprise ayant déjà un historique comptable. L’espérance de gain reste attractive si la société concernée dispose d’un avantage concurrentiel, une expertise et/ou une offre qui lui permet de se distinguer.
3 – Le Capital Retournement (Turnaround Capital) :
Finance les entreprises en difficultés et supervise leur réorganisation, pour qu’elles renouent avec les profits. Le risque de perte en capital est à bien mesurer mais de très belles performances peuvent également être au rendez-vous.
4 – Le Capital Transmission (Leveraged Buy-Out) :
Consistent à acheter tout ou partie du capital d’une entreprise déjà profitable, dans l’objectif d’entamer ou de réaliser sa transmission, ou sa cession (lorsque les actionnaires majoritaires souhaitent se retirer).
Traditionnellement, il est fait appel au LBO ou au LMBO (Leveraged Management Buy-Out), à savoir son rachat par l’endettement d’une holding constituée spécialement pour l’occasion. La holding en question remboursera ensuite sa dette via les dividendes que va générer l’entreprise rachetée.
Les sociétés qui ont fait appel au LBO ou au LMBO créent davantage d’emplois et sont moins exposées au risque de faillite, le risque pris par l’investisseur est assez bien maitrisé avec un potentiel de gains particulièrement attrayant.
Comment investir en Private Equity ?
- Le Business Angel
- Les FIP
- Les FCPI
- Les FCPR
- Le Financement participatif
Le Business Angel :
Le financement par capital-risque est une forme de capital-investissement dans laquelle les investisseurs, appelés des Business Angel, fournissent des capitaux aux entrepreneurs.
Les FIP (fonds d’investissement de proximité) :
Fonds qui investissent à hauteur de 60 % minimum dans des PME régionales non cotées en bourse qui exercent leur activité dans une zone géographique choisi par le FIP. L’investissement dans un FIP permet à son souscripteur de bénéficier d’une réduction d’impôt en contrepartie du blocage des fonds pendant au moins 5 ans.
Les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) :
Fonds qui investissent à hauteur de 60 % au minimum dans des PME-PMI innovantes non cotées en bourse. L’investissement dans un FCPI permet à son souscripteur de bénéficier d’une réduction d’impôt en contrepartie du blocage des fonds pendant au moins 5 ans.
Les FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque) :
Fonds qui investissent à hauteur de 50 % minimum dans des titres d’entreprises non cotées en bourse qui ne sont pas admis à la négociation sur les marchés règlementés, français ou étrangers.
Les avantages des Actions non cotées (Private Equity) :
- Participer à l’aura de prestige qui entoure les Start-ups à la mode
- L’investissement en Private Equity peut parfois produire des résultats exceptionnels (mais c’est l’arbre qui cache la forêt, malheureusement, les promesses de l’investissement dans les Start-ups surpassent la réalité.)
- Peut bénéficier d’avantages fiscaux.
Les inconvénients des Actions non cotées (Private Equity) :
- L’investissement en Private Equity pet parfois produire des résultats exceptionnels, mais c’est l’arbre qui cache la forêt, malheureusement, les promesses de l’investissement dans les Start-ups surpassent la réalité.
- Les faillites sont nombreuses, et sur de longues périodes, le rendement global du Private Equity est plus ou moins le même que celui des Actions cotées, mais avec des risques beaucoup plus importants.
- Les frais de gestion élevés.
- Les meilleures sociétés de Private Equity, qui jouissent d’un accès privilégié aux bonnes affaires, sont pour la plupart fermées aux nouveaux capitaux et refusent les nouveaux investisseurs.
- Quant aux autres qui ne sont pas fermées et qui acceptent les nouveaux investisseurs, proposent souvent des investissements de mauvaise qualité.
- L’exclusion de l’élite du Private Equity désavantage l’ensemble des investisseurs, sauf ceux qui sont là depuis longtemps et qui ont déjà bien prospéré.